Comment initier son enfant à la prière ?

Comment initier son enfant à la prière ?

Comment initier son enfant à la prière ?

“Comment faire pour que mon enfant fasse ses 5 prières ?” “Mon enfant refuse de faire la prière ?” “Mon enfant prie quand je suis là mais pas quand je suis absent”… Autant de questions que se posent les parents soucieux de l’éducation religieuse de leur enfant et confronté à la résistance de celui-ci.

Si l’enfant de 7 ans ne coopère pas trop lorsqu’on lui dit d’aller faire la prière, sachez que c’est normal.

D’abord c’est bien avant 7 ans que l’initiation à la salat commence.

C’est même dès la naissance ! Or souvent, les parents laissent passer les premières années noyés dans le quotidien des repas et des changements de couches… Ce sont ces premières années durant lesquelles on sème ce que l’on va récolter plus tard… Sujet dont on discutera plus tard aussi, car très vaste.

Avançons de plusieurs années et occupons-nous de l’enfant qui a 6-7 ans. Pour lui, la prière demande un sacré effort, d’autant plus qu’il ne comprend pas ce qu’il dit donc il a l’impression de faire une action de manière forcée et dont il ne saisit pas l’intérêt.

Bien sûr tous les enfants sont différents.

Avec certains c’est beaucoup plus facile qu’avec d’autres.

Cela dépend énormément de leur tempérament.

J’ai constaté parmi les nombreux enfants que j’ai suivis que ceux qui n’aiment pas l’effort (un peu paresseux sur les bords) et les “rebelles”, au fort caractère sont les plus récalcitrants. Mais on peut y arriver tout de même, alors courage !

– Règle 1 : Se fixer un objectif sur plusieurs années : “j’aimerais que mon fils fasse les 5 prières à 10 ans incha Allah”.

Première erreur à ne pas commettre : vouloir se précipiter et demander à l’enfant de faire les 5 prières par jour dès le début de l’apprentissage (en général 7-8 ans dans les familles). Le risque ici c’est que l’enfant se sente surchargé et ne veuille plus en faire une seule ! Donc mieux vaut prendre son temps : doucement mais sûrement incha Allah.

Le Prophète (saw) a bien dit apprenez-leur la salat à 7 ans et corrigez-les s’il refuse de la faire à 10 ans.

Le mieux à faire c’est de suivre ses conseils.

Les âges de 7 et 10 ne sont pas choisis au hasard.

Sept ans correspond à l’âge de raison, l’âge à partir duquel l’enfant sort de l’imaginaire pour devenir plus rationnel. On peut bien sûr commencer un peu avant, mais avec une seule salat sur plusieurs mois. En parler avant avec l’enfant pour lui expliquer ce qu’il va faire… Veillez à ce que cette seule salat soit faite incha Allah.

C’est comme pour les devoirs d’école, les parents sont tous derrière leurs enfants pour être sûr que tout est fait… Que dire de notre devoir vis à vis d’Allah : la prière !

Puis, une deuxième prière sur plusieurs mois également… Les habitudes s’ancrent avec le temps.

– Règle 2 : L’enfant a besoin d’accompagnement au quotidien pour lui faire aimer la prière et lui donner un sens.

> En parallèle, faire un travail avec l’enfant pour lui faire aimer la prière : des activités, des visites à la mosquée, des histoires que l’on peut inventer en y intégrant les bienfaits de la salat…

Aussi, lui expliquer le sens des formules qu’il récite dans la prière.

Sinon c’est comme si on nous demandait de prier en mandarin ! Imaginez le résultat, notre cœur et notre esprit seront-ils présent dans la prière ?

Faire naître en lui l’envie de plaire à Allah, son Créateur, Celui qui lui offre tout.

Par exemple, montrer à l’enfant combien Allah est bon avec lui et avec toute la famille.

C’est un long travail à faire tous les jours pour qu’il réalise qu’Allah prend soin de lui et qu’en retour il est tout à fait normal de faire la salat pour Le remercier et pour avoir un contact avec lui (pour lui demander des choses, pour Le glorifier…).

– Règle 3 : Parler à l’enfant des bienfaits de la salat, du Paradis…

En tant qu’adulte, nous sommes motivés par le fait d’aller au Paradis (entre autre).

Mais pour un enfant ceci est trop lointain, trop abstrait.

Il va le comprendre petit à petit.

En attendant, lui offrir des récompenses.

Les récompenses peuvent être matérielles ou non. Cela peut-être une sortie au parc, un moment passé ensemble à préparer son dessert préféré… A chaque parent de voir ce qui va motiver le plus son enfant. Avec le temps, il n’y aura plus besoin de récompense incha Allah… quand il sera encouragé par le fait de tout faire pour satisfaire Allah et pour aller au Paradis et voir son Créateur incha Allah.
– Règle 4 : Pas de menaces !

Ne jamais menacer l’enfant de punition de la part d’Allah.

C’est contre-productif et l’enfant va s’éloigner d’Allah plutôt que de s’en rapprocher.

Personne ne veut satisfaire “quelqu’un qui punit et jette en Enfer”.

Aussi, de nombreux parents crient sur leurs enfants dès que la prière se termine pour leur dire : “pourquoi tu as bougé !”.

Apprenons plutôt à soulever les choses positives surtout quand l’enfant est jeune : “macha Allah, tu as fait la salat jusqu’au bout. Je suis fier(e) de toi.” On peut même l’embrasser.

Et ensuite, on saisit un petit moment pour corriger les mauvaises habitudes, pour expliquer la manière de se comporter quand on prie, quand on se tient devant Allah ‘azza wa jal…

– Règle 5 : J’invite mon enfant à la prière en douceur

Il y a un point important à prendre en compte, c’est la façon avec laquelle on invite son enfant à la prière.

Si on tire un enfant qui est en plein milieu de ses jouets et qu’on le somme d’aller faire la salat, il va forcément être frustré et refuser (ou au mieux traîner les pieds).

L’idéal est de le prévenir 5-10 min avant la prière en lui disant : c’est bientôt l’heure de la prière du dohr ma chérie. Je te préviendrai quand on ira se préparer et faire nos ablutions… On fera la salat ensemble, Allah sera très content de toi et tu pourras retourner jouer autant que tu le souhaites incha Allah…

– Règle 6 : Je responsabilise mon enfant

Enfin, responsabiliser l’enfant petit à petit.

Cette fois-ci on peut lui dire : “préviens-moi quand tu entendras le adhan s’il te plait”.

 

Ou encore lui demander de préparer les tapis de prière en direction de la qibla pour que la famille vienne prier… Rendre l’enfant actif avant la prière lui donnera plus envie d’y participer. Et rappeler aussi à l’enfant les mérites de la salat juste avant de commencer pour qu’il donne u1n sens à cet acte d’adoration et le répéter souvent (l’enfant oublie !). Par exemple, juste avant de faire le takbir, lui dire : “N’oublie pas de demander ce que tu veux à Allah pendant le soujoud…”

– Règle 7 : Je me regarde d’abord

 

Pour terminer, n’oublions pas que notre énergie et notre enthousiasme se transmettent à notre enfant.

Si nous-même nous accueillons la salat avec le sourire et avec entrain, notre enfant aura plus de facilité à en faire de même.

Par exemple, si on dit en entendant le adhan : “oh c’est salat ‘asr, c’est super on va pouvoir faire une action qu’Allah aime beaucoup et avoir pleins de hassanettes.” “On va pouvoir communiquer avec Allah.

Vraiment, al-hamdoulillah que l’on soit musulman et que le Prophète (saw) nous a enseigné cet acte d’adoration !”…

En revanche si on entend le adhan et on reste passif, le visage crispé comme si c’était une charge qui pesait sur nous, notre enfant va ressentir cette lourdeur.

De même, si on retarde toujours la salat bien après le adhan, l’enfant va le remarquer et comprendre que ce n’est pas une priorité à nos yeux.

D’où l’importance de se précipiter d’accomplir la prière après le adhan pour (aussi) montrer aux enfants que c’est un moment que l’on attend et que l’on apprécie.

Comme on se précipiterait si notre téléphone sonnait pour voir qui nous appelle… Le adhan c’est l’appel d’Allah, le Tout Miséricordieux.

– Règle 8 : Des douas à volonté !

N’oublions jamais de L’invoquer pour qu’Il nous aide dans notre cheminement spirituel et dans celui de nos enfants.

sans Lui rien n’est possible. Et avec Lui toutes les difficultés peuvent s’estomper.

Qu’Allah nous permette de Le prier avec recueillement et qu’Il nous aide à éduquer nos enfants sur la bonne voie.

 SOURCE Espace Atfal

 

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Written By :

Super Administrateur du Burkina Faso

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