Le Coran, une méditation continuelle

Le Coran, une méditation continuelle

En islam écrire comme tout autre acte exige un plein engagement et une totale responsabilité.Dans cette exigence, le rapport du Prophète à la Révélation a été résumé par Aïcha : son caractère était le Coran. Une foi absolue et une sincérité sans faille dans ce qu’il a lui-même transmis à l’humanité. Écrire donc sur le Coran nous met dans une prise de conscience d’avoir probablement failli : failli à ses préceptes, failli à ses commandements et à sa compréhension.

Le Coran

Mohammed Hamidullah rappelle que le Coran est « la parole de Dieu, révélée par fragments à Muhammed, pendant 23 ans de sa mission de messager de Dieu. » Quant à l’histoire de son écriture : « Toute les fois qu’il recevait une révélation, un fragment du Qur’an, il appelait un de ses scribes, et lui dictait ce qui lui avait été révélé. Muhammad précisait, en outre, ou il fallait placer la nouvelle révélation dans la collection des fragments antérieurs (…) Il ordonnait non seulement de transcrire ces passages du Qur’an – et d’en multiplier les copies pour les membres de la communauté- mais aussi de les apprendre par cœur.   

La copie officielle, préparée moins d’un an après la mort du Prophète, resta d’abord chez le calife Abü Bakr ; puis, à sa mort, chez son successeur le calife Omar.   C’est ce texte, précise Hamidullah, du temps d’Abû Bakr, officiellement diffusé par Uthman, que nous possédons maintenant. Et c’est le même texte dans le monde entier.» A ces deux méthodes rigoureuses, pour la conservation du texte coranique, vient s’ajouter une autre infaillible : celle de Dieu « Nous avons fait descendre la Rappel. Nous en sommes les gardiens » (CoranXV, 9)

Pourquoi cette intervention divine ?

Il nous semble intéressant de relater l’expérience réalisée au congrès de psychologie de Göttingen particulièrement édifiante à cet égard : « Non loin de la salle des séances, il y avait une fête publique avec un bal masqué. Tout à coup, la porte de la salle s’ouvre, un clown se précipite comme un fou, poursuivi par une personne, revolver au poing. Ils s’arrêtent au milieu de la salle. Le tout avait à peine duré vingt secondes. Le président pria les membres présents d’écrire aussitôt un rapport, parce que sans doute il y aurait enquête judiciaire. Quarante rapports furent finalement remis. Un seul avait moins de 20 pages. 100 d’erreurs relatives aux actes caractéristiques ; quatorze eurent de 20 à 40 pages. 100 d’erreurs, douze de 40 à 50 et treize plus de 50 pages. 100.

De plus, dans vingt-quatre rapports, 10 pages. 100 des détails étaient purement inventés, et cette proportion de l’invention fut plus grande encore dans dix rapports (…) Bref, un quart des rapports dut être regardé comme faux. Il va sans dire que la scène avait été convenue et photographié d’avance » les témoins étaient « tous psychologues, juristes et médecins plus maîtres de leur pensée et de leur plûmes qu’un public ordinaire. » (Voir A. Van Gennep, La Formation des légendes, Flammarion, 1920).

Il y a lieu de faire la remarque suivante par rapport au temps : le témoignage s’est fait tout de suite après la scène, ce qui devrait mettre les témoins à l’abri de l’oubli.Mais la conclusion de l’expérience est là pour nous montrer et nous rappeler que le témoignage humain le plus sérieux n’est jamais sans altération. Le texte coranique, par cette intervention divine, est à tous égards inattaquable. 

A notre connaissance aucune œuvre, aucun texte, n’a laissé à la postérité ce défi avec une telle assurance : « Ne méditent-ils pas sur le Coran ? Si celui-ci venait d’un autre Dieu, ils trouveraient de nombreuses contradictions ».

Le Coran ne pose pas de problème d’authenticité . Le tafsir

Après la mort du Prophète et les siècles qui suivirent, il s’est installé dans le paysage intellectuel musulman une discipline que l’on appellera le tafsir (l’exégèse). L’histoire du tafsir n’étant pas l’objet de cette étude, nous retiendrons seulement que le Coran a fait l’objet d’une compréhension intimement liée à une époque historique des exégètes (Ibn Messaoud, Tabari, Ibn Khatir, etc.). Il en demeure d’ailleurs un travail précieux fruit de louables efforts.

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Super Administrateur du Burkina Faso

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