Hadj 2016 : Le plus jeune pèlerin burkinabè avait 22 ans

Hadj 2016 : Le plus jeune pèlerin burkinabè avait 22 ans

Le ministre de l’administration territoriale, Simon Compaoré, était face à la presse, ce jeudi 27 octobre 2016 à Ouagadougou. Les échanges ont porté exclusivement sur le Hadj 2016.

La conférence de presse a été l’occasion pour le ministre d’Etat d’exprimer tout l’intérêt que le gouvernement burkinabè porte pour l’organisation de ce pèlerinage. Faisant le point sur le Hadj 2016 qui vient de s’achever, il est revenu sur les différentes étapes de son déroulement.

Dissiper la crise de confiance entre acteurs suite au Hadj 2015…

« Le Hadj 2016 s’est déroulé dans un contexte de crise de confiance entre certains acteurs (Comité de suivi et agences de voyages) à l’issue du Hadj 2015 né des conséquences (financières surtout) du putsch manqué qui a empêché 892 personnes d’accomplir le pèlerinage », a dit Simon Compaoré.

Les acteurs ont donc adopté une approche inclusive tenant compte de tous les acteurs directs étatiques et non étatiques. Le ministre de la sécurité intérieure dit avoir assisté personnellement à 12 réunions préparatoires avec les principaux acteurs du Hadj. Il a aussi fait savoir que le ministre des transports a assisté à deux autres rencontres.

« Ces réunions avaient pour but de dissiper la crise de confiance entre acteurs suite au Hadj 2015 et garantir la transparence dans le mécanisme d’organisation du Hadj », dit-il. Simon Compaoré a également fait cas des missions préparatoires en Arabie Saoudite, du choix du transporteur aérien qu’est la compagnie saoudienne FlyNas ou Nas Air.

Concernant la procédure de recrutement des pèlerins par les agences de voyages, le ministre chargé des cultes a indiqué que les agences ont été d’abord sélectionnées par l’Etat pour trois éditions (2015, 2016 et 2017). Le recrutement des 5.500 pèlerins dont 9 n’ayant finalement pas pu effectuer le déplacement pour le Hadj 2016 s’est fait sur une plateforme électronique nationale conçue par le Comité de suivi. Et l’édition passée a été organisée par 38 agences de voyages.

Le moins âgé des pèlerins avait 22 ans…

Par rapport aux vols, il est ressorti que la phase des vols aller s’est déroulée du 31 août au 5 septembre 2016 en 11 vols, soit 8 à partir de Ouagadougou et 3 de Bobo-Dioulasso. Le retour s’est déroulé du 3 au 12 octobre également en 11 vols. « Le suivi sanitaire des pèlerins a été assuré par une équipe médicale officielle de 12 personnes dont 3 médecins », précise Simon Compaoré.

Les statistiques fournies par l’équipe médicale font état de 6960 consultations, 39 cas référés dans des hôpitaux saoudiens, 5 cas de décès dont 4 hommes et une femme, tous enterrés à La Mecque. Il faut rappeler que les cas de décès suite à des maladies au Hadj 2015 étaient de 19. Les pathologies fréquentes au Hadj 2016 concernaient des affections des voies respiratoires, des maladies cardiovasculaires, neurologiques et le paludisme grave.

Le principal animateur de la conférence de presse a aussi informé que le plus âgé des pèlerins de sexe masculin avait 88 ans contre 86 ans chez les pèlerins de sexe féminin et que dans les deux cas, le moins âgé avait 22 ans.

Concernant les principales difficultés rencontrées, l’on note des demandes tardives d’établissement de passeports, la dualité des règles juridiques et des procédures administratives, le non-respect des directives du Comité de suivi par certaines agences de voyages, la différence de régime alimentaire. « Malgré tout, il y a des motifs de satisfaction », se réjouit Simon Compaoré.

(Sources : Burkina 24)

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Super Administrateur du Burkina Faso

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