Arrêtés anti-burkini : l’ONU dénonce « des interdictions hautement discriminatoires »

Arrêtés anti-burkini : l’ONU dénonce « des interdictions hautement discriminatoires »

Trois jours après la suspension de l’interdiction du port du burkini en France par le Conseil d’État, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme s’est, mardi, insurgé contre une mesure qui alimentait « l’intolérance et la stigmatisation ».

« L’égalité des genres ne peut être obtenue en réglementant les vêtements que les femmes décident de porter ». La France a été vivement rappelée à l’ordre, mardi 30 août, par le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme au sujet des arrêtés anti-burkini pris par une trentaine de villes du littoral.

Ces arrêtés « n’améliorent pas la situation sécuritaire, ils tendent au contraire à alimenter l’intolérance religieuse et la stigmatisation des personnes de confession musulmane en France, en particulier les femmes », dénonce le Haut-Commissariat. « De plus, et comme cela a été largement rapporté, la façon dont les décrets anti-burkini ont été mis en œuvre dans certaines stations balnéaires a été humiliante et dégradante », s’insurge le Haut-Commissariat dans un communiqué.

La décision du Conseil d’État saluée

D’après l’agence onusienne, selon les standards internationaux des droits de l’Homme, les limites à la liberté de toute personne de manifester sa religion ou ses convictions, y compris par le choix de tenues vestimentaires, « ne sont autorisées que dans des circonstances très limitées, y compris pour la protection de la sécurité publique, l’ordre public, la santé publique ou la morale ».

Pour le Haut-Commissariat, « toute préoccupation relative à l’ordre public doit être gérée de manière à cibler les personnes qui incitent à la haine ou réagissent violemment, et non les femmes qui veulent simplement marcher sur la plage ou se baigner dans un vêtement dans lequel elles se sentent à l’aise ».

« Nous saluons la décision du Conseil d’État de suspendre l’interdiction du burkini« , indique encore le Haut-Commissariat. Vendredi dernier, la plus haute juridiction administrative française, le Conseil d’Etat, a, en effet, suspendu l’un des arrêtés municipaux et a averti les maires que toute interdiction du burkini devait s’appuyer sur des « risques avérés » pour l’ordre public. Mais malgré cette décision,plusieurs maires ont décidé de continuer à infliger des amendes aux femmes portant des burkinis.

Avec AFP

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Super Administrateur du Burkina Faso

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